Journée mondiale de la femme en Afrique

Publié le par BURKINAENLIGNE

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Cette année, la Journée mondiale de la femme a été célébrée au Burkina Faso autour du thème : "Femme, alphabétisation et éducation non formelle". Il faut dire qu’au regard des écarts constatés entre les hommes et les femmes dans le secteur de l’éducation et de l’alphabétisation, il était nécessaire de faire le point sur la mise en œuvre des politiques et programmes en la matière.

Cette année, le cœur, ou si vous voulez le chœur des femmes, était à Koudougou, capitale de la région du Centre-Ouest, peuplée de 1 200 000 habitants dont 650 000 femmes, pour la commémoration de la 153e Journée mondiale de l’autre moitié du ciel. Après une kyrielle d’activités menées durant une semaine autour des enjeux de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, cette fête a connu son apothéose avec la cérémonie officielle patronnée par la Première Dame, Mme Chantal Compaoré.

Cette année, la Journée mondiale de la femme a été célébrée dans notre pays autour du thème : "Femme, alphabétisation et éducation non formelle". Il faut dire qu’au regard des écarts constatés entre les hommes et les femmes dans le secteur de l’éducation et de l’alphabétisation, il était nécessaire de faire le point sur la mise en œuvre des politiques et programmes en la matière.

Pour ce 8-Mars, l’objectif est de contribuer à l’amélioration des indicateurs de l’éducation notamment ceux relatifs à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle des femmes et des jeunes filles. Autour du thème, diverses activités de sensibilisation et d’information de la population ont été initiées, notamment des fora régionaux, des théâtres forums et un panel.

Panel autour de trois sous-thèmes : "Femmes, alphabétisation et éducation non formelle", "Expériences et résultats des organisations de la société civile dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle au Burkina", et "Alphabétisation et éducation non formelle : Mesures et actions prioritaires pour l’atteinte des OMD".

Concernant la célébration officielle, c’est une marée humaine qui a investi la devanture du gouvernorat pour suivre la cérémonie officielle qui a connu la présence d’éminentes personnalités, au rang desquelles, le Premier ministre Tertius Zongo et son épouse, le grand Chancelier des Ordres burkinabè, des membres du gouvernement, des autorités régionales, provinciales et communales du Centre-Ouest et bien sûr de 1re Dame, Chantal Compaoré.

Le public a été gratifié d’un gigantesque défilé qui a mis en relief ce que la région compte d’associations et groupements de femmes. Au chapitre des interventions, ceux qui sont montés sur la tribune, à l’image du Gouverneur du Centre-Ouest, Seydou Baworo Sanou, et le représentant du système des Nations unies, ont souligné l’importance de cette journée qui permet de travailler dans l’espoir de vaincre les pesanteurs socioprofessionnelles qui entravent le plein épanouissement de l’autre moitié du ciel.

La ministre Céline Yoda a rappelé que la journée du 8-Mars se présente comme le symbole de l’engagement des femmes à œuvrer pour lutter contre l’injustice et les discriminations faites à leur endroit. "Pour ce 8 mars 2010, le Burkina Faso a choisi de se pencher sur les écarts constatés entre les hommes et les femmes dans le secteur de l’éducation", a indiqué Céline Yoda, soulignant au passage les efforts faits par le gouvernement, la société civile et les partenaires en matière de mise en œuvre de programmes, plans et politiques pour la promotion de l’éducation pour tous.

Relevant le niveau encore bas de notre système éducatif marqué par de fortes disparités entre les sexes, Céline Yoda s’est dite confiante que la commémoration de ce 8-Mars permettra de booster l’alphabétisation et l’éducation non formelle des femmes et des jeunes filles.

Cette commémoration a été une occasion pour décorer 23 actrices et acteurs œuvrant dans le domaine de l’essor des femmes. Prestation d’artistes, remises de présents, visite de stands d’exposition ont été également des moments forts de cette commémoration.

Cyrille Zoma, l’Observateur

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